Montage de l'imprimante Vertex K8400

Pourquoi cette imprimante ?

Quand j'ai décidé de m'équiper avec une imprimante 3D, la première difficulté est venue du choix disponible: imprimante en kit ou montée, avec ou sans lit chauffant, mendel, prusia ou delta, taille, ... 


Comme tout le monde, je voulais ce qui se faisait de mieux tout en dépensant le moins possible. N'y connaissant à peu près rien tout en impression 3D,  j'ai passé pas mal de temps à lire tous les articles possible sur le sujet et mon choix s'est finalement porté sur l'imprimante Vertex de Velleman (connue aussi comme modèle K8400).

C'est une imprimante en kit, proposant des dimensions honorables (200 mm x 180 mm x 190 mm) et réputée "ouverte". Entendre par là qu'elle utilise le firmware open-source Marlin et, chose qui m'a étonné, mettre à jour le firmware avec une version différente de celle proposée en série n'annule pas le support. On trouve aussi l'ensemble des pièces constituant la machine sur le GitHub officiel de Velleman (https://github.com/Velleman/Vertex).

La machine peut aussi être étendue avec un second extrudeur vendu à part, ce qui permet, au choix, d'imprimer un modèle avec 2 couleurs ou d'utiliser un filament type PVA permettant d'imprimer des supports internes solubles dans l'eau. Les possesseurs de cette machine ont mis à disposition pas mal de modèles sur Thingiverse permettant d'améliorer la machine.

Enfin, le prix est attractif, même si ce n'est pas la moins chère des machines en kit disponible (compter un peu moins de 600€ pour la version avec un seul extrudeur) et la précision des impressions est excellente, la machine n'a rien à envier à des concurrentes livrées déjà assemblées (et dont le prix est 4 à 5 fois plus élevé).

Pour ce qui est des inconvénients, il faut savoir que la machine n'est pas équipée d'un lit chauffant. La carte a tout le support nécessaire pour en ajouter un mais aucune option n'est proposée par le fabricant. D'ailleurs, on se rend vite compte que l'alimentation de la machine ne le permettra pas tel quel (puissance insuffisante). Maintenant, un lit chauffant n'est pas nécessaire si l'on se limite à imprimer du PLA. Et, si on en veut absolument un, on trouve rapidement comment faire sur le Web.

Finalement, s'agissant d'une imprimante en kit, il va falloir s'armer de patience au début pour comprendre comment la machine fonctionne et la calibrer correctement.

Le montage

Alors, soyons clair, passé le moment d'excitation en ouvrant le carton, on peut paniquer un peu devant les 21 colis qu'il va falloir assembler pour faire une seule machine qui tienne debout:

Les kits de la Vertex K8400

En prenant mon temps, il m'a fallu un week-end pour le montage avec un seul extruder (j'ai chronométré 14h de travail plus exactement). 

Pas de grande difficulté à signaler, tout est expliqué sur le site de Velleman, photo à l'appui (donc, accès internet requis pendant la construction). Le seul outil à prévoir sera une bonne visseuse électrique, étant donné le nombre de vis à visser... 

En accéléré, ça donne ça:

Vertex K8400 frame montée


Affichage LCD Vertex K8400


Alimentation et carte mère K8400

Tête d'impression K8400

Chariot de la tête d'impression

Support de plateau K8400


Plateau K8400 avec sa feuille de Buildtak


Vertex K8400 montée

Premières impressions

Elle furent bonnes (au sens propre, comme au figuré ...) 

Pour les premières pièces à imprimer, j'ai choisi des modèles disponibles sur Thingiverse  pour améliorer l'imprimante:

Un nouveau support pour le ventilateur vertical (la solution originale collée à la super glue n'est pas terrible):


Un guide d'air pour mieux refroidir les régulateurs de la carte:


Une protection pour l'écran LCD:


 Le stabilisateur pour l'axe des Z (qui reste libre sinon):



Ces améliorations permettent de se faire la main sur la machine ainsi que sur les réglages du slicer (le logiciel qui transforme un modèle 3D en G-Code). 


Assez rapidement, j'ai ajouté le second extrudeur. Très honnêtement, c'est un luxe dont on peut bien se passer au début. 


On remarque aussi sur la photo ci-dessus que le plateau d'impression est recouvert de scotch bleu. 

C'est du bête scotch de masquage pour peinture qui fonctionne à merveille pour accrocher le PLA. C'est une alternative très efficace au Buildtak utilisé par défaut sur l'imprimante, qui coûte un bras et qu'on abîme à chaque fois qu'on essaye de décoller une pièce fraîchement imprimée. Ici, ça s'abîme aussi à chaque fois qu'on décolle une pièce, mais ça coûte 5€ le rouleau de 5m dans n'importe quel magasin de bricolage.

Précision

Soyons honnête, les premières pièces qui sortent de la machine ne sont pas des modèles de précision. L'erreur, par rapport au modèle 3D, est bien de 0.5mm ce qui est parfois gênant, par exemple, lorsqu'il faut rentrer le roulement à bille dans le stabilisateur de l'axe des Z (il faut VRAIMENT forcer, au risque de casser la pièce). 

On arrive tout de même à imprimer des pièces assez sympathiques sans se casser la tête:



Par contre, pour aller plus plus loin, il va falloir passer par une phase de calibration où l'on réglera un maximum de paramètres. 

Personnellement, j'y ai passé pas mal de temps, et j'arrive aujourd'hui à une précision de 0.1mm, ce que je trouve très bon pour une machine de ce prix là !

Conclusion

Je suis très content de mon choix, cette imprimante présente un excellent rapport qualité/prix. Elle demandera, par contre, un certain investissement au démarrage que ce soit pour le montage ou pour la calibration (comme toutes les machines vendues en kit !).

Mais, en échange de ce temps passé, on se retrouve avec une machine performante et on peut lui faire confiance pour impressionner son fils de 11 ans avec des hand spinners fait maison:







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